20 janvier 2011

 

Date

Titre

Météo

dist, dén, diff

20/01/2011

Le Crêt de Monthoux

Beau

Km           :    13
dénivelée :   580 m
difficulté   :   moyen

 

Il faut être optimiste.
Bien nous en a pris, car c’est par un temps idéal que nous quittons le parking des lacs de Chevelu.
Pas un bruit, pas un souffle. Le village et les lacs sont encore endormis, encore plongés dans l’ombre de la montagne du Chat .
La Dent du Chat se détache sur fond bleu, tandis que le soleil commence à lui redonner sa couleur.
La maison forte de Prélian, dresse sa tour carrée datée du XIIème siècle. Le logis du XVIIème siècle qui lui est accolé possède une belle grange à pignons à redents.
A quelque pas de là, un chien est tout excité de voir enfin passer quelques randonneurs.
A la sortie de Montmaire, une magnifique maison, toujours à pignon à redents se détache sur fond de Dent du Chat.
Le secteur est vraiment idéal pour se retirer dans le calme.
Nous atteignons les premières vignes, extrémité sud des vins de Jongieux.
Le sentier monte progressivement jusqu’à atteindre le hameau des Grangeons (anciens sartos). Aujourd’hui résidences secondaires, les maisons étaient autrefois utilisées par les habitants de la Chapelle du Mont du Chat, située de l’autre côté du Mont Charvaz et qui venaient ici cultiver la vigne qui ne pouvait se développer sur leur versant à l’ombre.
On y remarque la forme caractéristique des linteaux de porte en pierre soutenus par une unique pierre en corbeau.
Nous continuons la montée par un magnifique chemin bordé de pierres sèches, tandis que le soleil, qui vient de franchir la montagne nous réchauffe doucement.
Monthoux, petit village doté d’une chapelle délicatement restaurée, domine St Jean de Chevelu. Pas étonnant qu’un château dont il reste quelques éléments y ait été construit. Mais avant d’aller plus loin, nous grimpons sur le Crêt de Monthoux, mollard surprenant dans cet environnement façonné par les glaciers.
Après être passé à côté du château, nous quittons le goudron pour un beau chemin qui s’élève régulièrement. On peut s’imaginer qu’il y a quelques décennies, les habitants de la Chapelle du Mont du Chat l’empruntaient avec leurs bœufs.
C’est au « cheval de pierre » qu’effectivement nous quittons un sentier qui permet de passer de l’autre côté de la montagne.
Ce cheval de pierre que Jeannine refusera d’enfourcher a été déposé là par la moraine d’un glacier.
Sa forme rappelant celle d’un équidé, il fut le terrain de jeux des enfants de Monthoux qui s’imaginaient sans doute chevauchant de fiers destriers. (à l’époque, il n’y avait pas de Nintendo).
Tournant le dos au soleil nous reprenons la montée pour peu de temps car nous atteignons le sommet de la journée.
Le chemin est vraiment agréable, au revêtement de feuilles. La vue est toujours dégagée vers les lacs, malgré les arbres dont seules quelques feuilles brunies bruissent au vent léger.
La descente se fait en douceur jusqu’à atteindre un magnifique belvédère naturel d’où la vue s’étend de Yenne à Jongieux en passant par le défilé de Pierre Chatel, Billième et la chapelle de St Romain, où nous étions le mois dernier.
Deux bancs nous incitent à faire la pause repas, même si certains préfèrent l’herbe rase.
Après le concours de soupes dont certaines avec des vrais morceaux de légumes (et le parfum qui va avec), le café est agrémenté de petits chocolats offerts par Nicole.
Nous ne nous étendons pas pour la sieste (c’est le cas de le dire) car il ne fait pas encore assez chaud !!!  et nous repartons dans une descente régulière.
Nous croisons 2 frères jumeaux d’un âge certain, en train de couper du bois et avec lesquels nous faisons un petit bout de conversation. C’est tellement rare de rencontrer des gens que l’on dirait sortis de l’ancien temps.
Plus loin, nous découvrons à nouveau une vue magnifique sur Billième et son magnifique château.
Nous atteignons le hameau de Gerbaz où fume encore une cheminée. Un chien est tellement surpris de nous voir qu’il n’ose aboyer.
Nous poursuivons la descente par un chemin où subsistent quelques plaques de neige oubliées du soleil. Mais pas de quoi mettre les raquettes…
Nous arrivons à un ancien oratoire où il suffit de réciter un Pater et un Ave pour bénéficier de 40 jours d’indulgence. Certaine se promet d’y venir régulièrement pour faire des bêtises le reste du temps. Pas bien, ça !!!
Nous traversons une plaine qui fut sans doute un ancien marais (le lieu s’appelle d’ailleurs « les blaches »), puis nous gagnons le bois de Lierre par un agréable sentier qui, cependant, nous fait compléter le dénivelé prévu pour la journée.
Après une descente assez soutenue, où parfois affleurent des rochers érodés par les glaciers, nous retrouvons notre bon vieux goudron.
Après avoir tutoyé le hameau de la Platière et sa maison forte impressionnante, nous arrivons à nos voitures.
Les étirements faits, les chaussures enlevées, Ginette nous offre un gâteau roulé (pas sous les aisselles) de sa composition qui, malheureusement ne reviendra pas à Ste Hélène tellement il est bon. Tandis que les dernières miettes se dégustent, quelques flocons de neige commencent à voleter. Ouf !!

Très belle sortie, agréable par son parcours, mais aussi, comme à chaque fois, par les qualités de ses participants.