09 janvier 2011

 

Date

Titre

Météo

dist, dén, diff

09/01/2011

Circuit du Joudron

Couvert

Km           :   8
dénivelée :  415 m
difficulté   :   facile

 

Première sortie de l’année 2011.
Courte pour digérer en douceur toutes les bonnes choses mangées ces derniers temps.
Nous partons de la Madeleine, beau bâtiment ancien de la Rochette.
L’endroit nous est familier, mais cette fois nous remontons le Joudron jusqu’à sa sortie du tunnel, avant de passer entre les bâtiments de la cartonnerie, fumants et crachants (les bâtiments), car, bien que nous soyons dimanche, l’usine tourne.
Nous retrouvons le Joudron, en empruntant une petite route où la roche schisteuse suinte. Les stalactites sont devenues stalacmites, effilées comme des sabres.
A Calvin, y eut-il des forges ? Il y a au moins un barrage avec une petite centrale électrique.
C’est là que nous quittons le goudron pour un sentier, boueux au départ, et qui s’élève rapidement nous conduisant sur un plateau d’où nous avons une jolie vue sur le Granier et le flanc de la Chartreuse.
Un peu plus haut, nous apercevons la petite chapelle St Roch érigée lors d’une épidémie.
Le sentier continue à monter rectiligne dans la pente. Malgré cela, le souffle ne se fait pas trop court, preuve que nous avons été raisonnables. Quelques gouttes de pluie se découragent bien vite devant notre détermination.
Nous voici déjà au sommet de la balade, au lieu bien nommé « Les Côtes », ce qui ne veut pas dire que tout le dénivelé est « avalé ».
Si nous amorçons la descente, c’est qu’il faut rejoindre le Joudron qui coule au fond de la gorge.
En route, nous traversons un petit hameau aux toits recouverts de dalles de schistes. Quelques licols suspendus, une pierre dormante de meule abandonnée sont les témoins d’une vie paysanne en autarcie.
A la Luzerne, il n’y a point de trace de cette légumineuse fourragère.
Nous empruntons un beau chemin en forêt qui nous descend donc vers le Joudron que l’on entend de loin.
Le pont du Chanay (y eut-il des chênes dans le secteur ?) enjambe la vedette du jour, puis nous changeons de direction pour nous diriger vers Arvillard.
Un petit arrêt dans la montée, nous permet de goûter quelques douceurs offertes par Claire, Josette et Jeannine.
Nous sortons de la forêt au milieu de pâturages encore déserts. Après un passage en plateau, nous amorçons la descente, pour de bon cette fois.
 L’église monumentale d’Arvillard trône en contre-bas. Proche de la « frontière » avec « la France », n’était-elle point un rempart sacré contre l’envahisseur ?
En face de nous, le château qui abrita moult seigneurs semble encore veiller sur les « bonnes gens ».
Nous quittons la route à l’usage des voitures d’aujourd’hui, pour un chemin plus tranquille, plus tortueux et qui fut sans doute utilisé par nos pères, aux temps anciens.
Un troupeau boueux de broutarts nous dévisage en passant, tandis que plus loin, on se croirait dans le rayon sanitaire d’un grand magasin, avec une série impressionnante de baignoires alignées comme à la parade.
Nous apercevons enfin, les cheminées fumantes de la Cartonnerie, preuve que nous sommes sur la bonne voie et proches du but.
Nous retrouvons la route de la montée puis nos véhicules esseulés et pleurants…. A la Madeleine.

Belle petite balade, avec une douceur presque printanière, même si le soleil a été chiche de ses rayons.