14 octobre 2010

 

Date

Titre

Météo

dist, dén, diff

14/10/2010

Autour de la Croix des Bergers

brouillard

Km           :   11,5
dénivelée :   393 m
difficulté   :   facile

 

L’automne vient d’arriver… comme le chantait si bien Jean Ferrat, avec son cortège de brumes persistantes, mais aussi de couleurs magnifiques.
Paul voulait parfaire son bronzage : ce ne sera pas pour aujourd’hui.
Nos voitures garées sur un immense parking désert, au-delà du Revard, nous prenons la direction des chalets de Crolles.
Avant d’y arriver nous dépassons un campement (non démantelé) de sioux. Il n’y a pas âme qui vive. Peut-être ont-ils consommé les beaux champignons rouges à pois blancs qui tapissent le sous-bois.
Aux chalets de Crolles, nous remarquons un ingénieux système d’aération de la grange. Tout près des chalets sourd la source du Sierroz, ruisseau qui, grossi par d’autres petits rus (un ru c’est déjà petit, mais des petits rus !!!!) ira se jeter dans les bras du lac du Bourget.
Nous descendons encore en direction des chalets de la Clusaz, passant ainsi d’Isère en Haute-Savoie.
Au passage, nous remarquons un élément métallique d’un ancien four à charbon de bois, abandonné au bord de l’alpage.
Du côté du ruisseau des Ebats, les bovins ont bien piétiné le sol humide et il faut ruser avec la boue pour passer.
Après les chalets de la Clusaz, nous bifurquons vers l’est en direction des Chalets Mermet que nous apercevons au loin. La forêt est magnifique avec ce dégradé de couleurs unique en cette saison.
Le sentier n’est pas bien  tracé et le balisage « léger » au milieu de nul part. Il faut donc une bonne dose de flair. Le troupeau de vaches que nous traversons n’est pas sûr de lui et agite ses cloches de cou avec vigueur.
Les chalets Mermet, au point bas de notre randonnée sont un exemple parfait de l’architecture bauju.
Un peu plus loin, nous nous arrêtons quelques instants pour goûter (déjà) quelques douceurs offertes par Ginette, Mandy et Christiane.
Puis nous repartons au milieu de nulle part. Le décor semble figé dans le temps, le calme règne, mélange de campagne et d’alpage, jusqu’au ruisseau des Otalets que nous longeons quelques instants.
Au sud, nous apercevons le chalet de Fontaine Froide, adossé à la magnifique forêt.
Puis nous changeons de direction pour reprendre rapidement de l’altitude avant de repartir vers l’est jusqu’au chalet de la Plate puis le refuge du même nom, au calme entre les randonneurs de l’été et les racketteurs de l’hiver.
Il n’est pas encore midi, mais le chalet offre un petit espace sympa pour manger un morceau. Ce centenaire (construit ou restauré en 1910) se porte bien… nous aussi.
Nous nous installons donc au mieux et les premières soupes de la saison apparaissent, mais sandwiches et boîtes au thon ont encore leurs partisans.
Au moment du café, circulent quelques tablettes de chocolat (ah le chocolat blanc aux éclats de Speculoos……..) et des gâteaux bretons que Jeannine a rapporté de son escapade au pays des menhirs.
Nous ne prenons pas le temps de faire une sieste car le brouillard est en train de tomber discrètement et les températures aussi.
Le chemin que nous empruntons est quasiment à plat et, est-ce un effet combiné du froid, de l’énergie emmagasinée et de l’horizontalité, mais l’allure a bien augmenté et Nicole est bien surprise de se retrouver déjà là sur la carte que je lui présente.
Le chalet des Creusates que nous dépassons est situé en bordure de la plus grande tourbière du Massif des Bauges.
Nous quittons la direction de St François de Salles pour un aussi beau chemin qui file vers l’ouest.
Le brouillard nous empêche de voir la Croix des Bergers, posée au sommet du Molard.
Une grappe de bâtiments constitue les chalets Gralette, habitat rénové, lieu de repos pour les citadins surmenés, mais peut-être encore habitat d’alpage.
Aujourd’hui, le calme est revenu en ces lieux, figés par le brouillard, comme s’ils attendaient l’arrivée redoutée de la neige et surtout des skieurs.
Plus loin, un belvédère est indiqué, mais étant donné le brouillard, il vaut mieux passer notre chemin.
Après la Sibérie, nous retrouvons le chemin de l’aller et nos voitures toujours aussi solitaires.
Bien qu’il ne soit pas très horizontal, le capot de la voiture de Jeannine sert de table improvisée à un goûter pantagruélique. (voir photo !!!)
Ginette a fait un Cuajada (gâteau espagnol, un peu flanc sur les bords), Nicole un gâteau de Savoie avec des vrais œufs de poule, Mandy a confectionné d’excellents petits gâteaux contenant notamment de l’avoine. Christiane a découpé avec soin une tablette de chocolat fourré aux fruits, tandis que Jeannine a ouvert une bouteille de cidre certes breton, mais quand même bon, sans oublier le café.
L’estomac rempli, nous reprenons ensuite la route du retour, abandonnant petit à petit le brouillard a sa solitude.

Belle promenade, grâce aux belles couleurs qu’un peu de soleil aurait rehaussées.