10 octobre 2010

 

Date

Titre

Météo

dist, dén, diff

10/10/2010

Lac du Crozet

Couvert à soleil doux

Km           :   7,5
dénivelée :   775 m
difficulté   :   moyen

 

On imagine parfois les Belledonnes comme un petit massif montagneux.
En fait les Belledonnes sont plus imposantes et plus hautes que la Chartreuse plus touristique.
C’est ce que nous allons à nouveau constater aujourd’hui.
En passant à Lancey, nous remarquons la statue d’Aristide Bergès qui contribua à l’essor de l’industrie papetière, aujourd’hui sinistrée, en développant « la houille blanche », la force de l’eau.
Après une route un peu défoncée, nous mettons enfin nos chaussures de rando.
Dans la vallée, le temps est un peu couvert, mais nous sentons qu’ici, il va faire meilleur.
C’est en forêt que démarre le chemin, encadré de beaux arbres dont certains commencent à se parer des couleurs d’automne.
Il est parfois un peu « raide » et ça souffle un peu à l’arrière, mais ça suit bien.
Après avoir dépassé le sentier qui mène au col du Pré du Molard, le chemin est  plus  tranquille… pour peu de temps car les nombreuses courbes de niveau qui arrivent, nous les grimpons en zig-zag.
Un petit arrêt est mis à profit pour goûter du bon chocolat apporté par Claire.
Puis nous quittons la ligne de crête qui mène au sommet du Grand Colon (2394m) pour une longue traversée qui va nous faire sortir de la forêt et découvrir un monde minéral extraordinaire.
Devant nous s’étale un vaste cône d’éboulis descendus du Rocher Mottin.
La nature a repris ses droits et certains rochers sont recouverts de végétation.
La vue vers le nord s’étend vers la Chartreuse qui est un peu dans un voile de tulle.
Au sud, la pierre règne en maître. Certains rochers semblent prêts à tomber.
Après avoir traversé le ruisseau du Mercier, nous apercevons la conduite forcée qui arrive du barrage du Crozet. En effet les eaux du lac ont été rehaussées en 1892 pour permettre un flux régulier de l’eau destinée à faire tourner les machines de la vallée. Tout cela grâce à l’ingéniosité d’Aristide Bergès.
Encore un tout petit effort et nous arrivons près des eaux calmes du lac. C’est un véritable enchantement qui s’offre à nos yeux : sommets ou végétation qui se reflètent dans les eaux limpides.
Nous nous installons sur une pelouse qui domine le lac. Il fait tellement bon qu’il n’est pas nécessaire de se mettre à l’abri.
Puis les nuages se déchirent et le soleil fait son apparition donnant encore plus d’éclat aux eaux du lac. Au sud, le col de la Pra laisse passer un avion dans son embrasure.
Repas terminé, nous restons encore quelques instants à admirer le paysage avant d’entamer la descente.
Nous avons une autre vision du paysage, d’autant que les nuages se sont dissipés et le fond de la vallée apparaît. Les couleurs de l’automne sont magnifiques.
Après avoir retraversé le pierrier toujours délicat à la descente, nous pénétrons dans la forêt et c’est sans encombre que nous retrouvons le parking de départ.
Tout le monde est heureux des efforts effectués mais que la montagne a su récompenser en se montrant sous ses plus beaux aspects.

Le retour se fait par une autre route plus sinueuse, histoire d’admirer au passage le très beau clocher roman de St Jean le Vieux.