30 septembre 2010

 

Date

Titre

Météo

dist, dén, diff

30/09/2010

Fort du Mont

Temps agréable

Km           :   9,8
dénivelée :   835 m
difficulté   :   moyen

 

Sur le lieu de rendez-vous, le soleil commence à filtrer à travers des nuages éparpillés comme moutons en prairie : c’est de bonne augure pour cette longue journée d’automne qui s’annonce.
Cette rando est axée sur l’architecture militaire. Mais pas seulement.
Le parking de Conflans où nous garons nos véhicules est presque désert : les hordes de touristes se sont envolées. Après s’être chaussés, nous pénétrons dans cette magnifique cité médiévale qui a su garder son caractère. Les rues sont quasi désertes.
La place de Maison Rouge est calme, baignée par un beau rayon de soleil.
Puis nous montons vers l’église St Grat construite au 18ème siècle. Sa façade est ornée d’une belle fresque, mais c’est surtout son extraordinaire clocher qui retient l’attention.
Quelques ruelles tortueuses et nous voilà sur le chemin des vignes qui porte bien son nom car, de part et d’autre courent des vignes dont certaines sont encore élevées à l’ancienne sur des hauts piquets : les hautins.
La vendange n’est pas encore faite et certains pieds croulent sous le poids de grappes énormes.
Ce chemin, presque à l’horizontale offre une belle vue dégagée vers la vallée de la Tarentaise mais aussi vers la Combe de Savoie avec, au loin, le Granier à la forme si caractéristique.
Nous arrivons à Farette, petit hameau bien tranquille, à l’écart de l’agitation. Nous abandonnons le chemin pour un sentier qui nous rappelle qu’aujourd’hui, le dénivelé est conséquent.
La grange de Parstet passée, nous retrouvons la petite route qui monte au Bettex. Mais un petit sentier, bien pentu, mais fort agréable, nous y conduit plus rapidement que la route à méandre.
En passant, il faut saluer le courage de Christiane qui a une bonne « crève » et qui sue sang et eau, dès que la pente se redresse.
Le Bettex a encore quelques vieilles maisons habitées à demeure. Certaines sont encore couvertes de chaume, ce qui est assez rare. Très beau point de vue sur la vallée de la Tarentaise.
Nous ne sommes qu’à 800 m et il faut reprendre un petit raidillon qui nous conduit au bout du monde : Champ Facholaz.
Sur la carte, les courbes de niveau sont très rapprochées, et c’est en pleine pente que nous montons jusqu’au hameau du Mont, en cul de sac.
C’est par un petit sentier que nous arrivons au pied du fort du Mont qui, d’emblée, nous impressionne par son étendue.
Nous le contournons par l’est afin d’en admirer quelques détails de l’architecture militaire, notamment une caponnière double à deux étages qui permettait de surveiller et défendre 2 côtés du fort.
Puis nous arrivons devant l’entrée du fort où figure sa date de construction : de 1877 à 1881 donc quelques années après le rattachement de la France à la Savoie (!)
L’entrée était fermée par un pont-levis à bascule en dessous dont on voit encore le mécanisme de manœuvre.
Ce fort possède un poste optique qui permettait de communiquer par signaux lumineux avec  4 autres forts des environs : Montperché, Villard, Tamié et Lestal.
Pour en savoir plus sur ce fort et d’autres, voici un site très clair : http://fortiffsere.fr
Mais pour l’heure, il est justement midi et nous posons les sacs pour une pose bien méritée après cette montée menée à belle allure.
Avant d’entamer la descente nous goûtons à un petit chocolat à la fleur de sel de derrière les fagots de Ginette (le chocolat pas les fagots) de même que des petites pastilles de pâte de fruits à la framboise avec un petit goût de « revenez-y » et des petits gâteaux de Josette.
C’est donc le ventre bien alourdi de toutes ces douceurs que nous reprenons le chemin qui joue avec les méandres de la petite route. La carte IGN, elle-même pas toujours exacte, n’est pas de trop car le balisage est souvent défaillant. Heureusement que lignes HT, pylône, granges sont là pour donner des repaires utiles à la navigation.
Un petit chemin à niveau nous ramène à la maison encore habitée du Chataîgnier d’où nous pouvons reprendre la descente.
Un peu boueux parfois, caillouteux aussi, ce vieux sentier nous amène à la maison du Rafou, puis à celle du Pra. Un petit bout de route et nous reprenons un sentier très agréable vers le Pommaray où nous retrouvons la route.
Pas pour longtemps, car un sentier nous évite le goudron jusqu’au Foreza. Encore un petit effort et nous retrouvons le parking de départ.
Après avoir remis nos petites chaussures, le capot d’une voiture sert de présentoir pour toutes les victuailles apportées pour nous réconforter. Ginette sert le café et le pain d’épices qu’elle a sorti de son congélateur à 8h -3. Mandy offre une autre sorte de pain d’épices rapporté de son pays natal, la Hollande, tandis que Josette offre du bon chocolat noir et que Christiane découpe les carrés d’un chocolat blanc à la crème de nougat. Que des bonnes choses, que de belles choses vues, que de belles amitiés partagées.

Et nous rentrons tranquillement, tandis que quelques gouttes de pluie viennent s’écraser sur le pare-brise.